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Utiliser un logiciel de brassage pour créer ses recettes de bière

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Le jour où j’ai décidé d’arrêter d’acheter des recettes en kit pour élaborer mes propres recettes, la qualité de mes productions a chuté d’un coup. Je me disais que c’était normal car il fallait bien tâtonner et apprendre de ses erreurs.

J’ai continué à me rassurer comme ça, jusqu’au jour où je me suis décidé à utiliser un logiciel dédié à l’élaboration de recettes de bière. J’ai opté pour beersmith, mais il en existe d’autres. Depuis ce jour, je n’ai plus jamais raté une seule bière, même sur des recettes et styles totalement inconnus.

Ces logiciels font tous les calculs fastidieux à votre place (densité de moût visée, étapes et paliers de l’empâtage, pourcentage d’alcool atteint, amertume et couleur finales…) Il suffit juste de définir le style de bière et les caractéristiques de votre installation. Ces caractéristiques (telles que la capacité, le pourcentage de pertes dues à l’évaporation…) se déterminent facilement au cours d’un brassin test.

Télécharger Beersmith

 

Logiciel brassage2

Ensuite, il ne reste plus qu’à entrer le nom de tous les ingrédients, et le logiciel donnera une bonne estimation du résultat final.

Cela n’enlève rien à la magie et à la créativité, car les goûts ne sont pas jugés bien évidemment. Et la marge de manœuvre reste encore grande. Ces logiciels s’avèrent juste être un soutien très pratique, qui permet de ne pas se planter complètement et d’aider tout le monde à élaborer ses propres recettes!

De plus, ils permettent aussi de transposer sa recette à des volumes/systèmes différents, faire sa liste de courses ou encore gérer ses stocks.

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A propos de matthieu

Matthieu Rolland est un mec qu’il est interdit d’appeler Matthieu, ou Rolland, car son vrai blason est bel et bien « Matthieu Rolland ». Troubadour déluré au crane dénudé, ce joli brin de jeune homme n’est rien de moins qu’un super-héros des temps modernes. Mais quel est donc son super-pouvoir ? Voir la description complète de Matthieu→ Matthieu est aussi créateur d'une future microbrasserie dans le Sud de la France, pour suivre ce projet, suivez la page Facebook de la brasserie Rolland.

20 commentaires to “Utiliser un logiciel de brassage pour créer ses recettes de bière”

  1. Sinon, il y a Jolibulle qui présente globalement les mêmes fonctions, est gratuit, et en français

    http://joliebulle.tuxfamily.org/

  2. Samir a dit :
    juin 27, 2014 at 8:22

    JolieBulle est très bien, il y a aussi BrewMaster qui est gratuit, mais Beersmith est un peu plus complet à mes yeux…

  3. Samir a dit :
    juin 27, 2014 at 8:27

    Oui, d’ailleurs Beertools est le plus complet d’après beaucoup de brasseurs maison.

    • Gauger a dit :
      juin 27, 2014 at 10:02

      Bonjour à tous
      Vous êtes dans l’air du temps. Je veux brasser? Pas de problème internet, de préférence gratuit, sinon bof! J’achète.
      Quand je pense qu’après mon certificat primaire (14ans) 2 ans d’apprentissage avant de passer mon CAP d’ouvrier malteur-brasseur,
      Un brevet professionnel à mon retour du service militaire.
      Puis cours du soir et par correspondance,
      Pendant 4 années 8 h de boulot,8 h d’étude et 8 h de dodo
      Retour à l’école de brasserie de Nancy spécialisation malterie brasserie.
      1969-1981 OUAHH me voila enfin qualifié.
      Des années d’efforts et de sacrifice pour apprendre mon métier. 43 années dans l’univers brassicole.
      Un logiciel qui pense et calcule à ma place. Voila LA solution.
      On rajoute une unité de brassage avec un process automatique. De la levure en petit sachet. Un peu d’attention pour respecter à quelques degré Celsius les températures de fermentation.
      Il reste ce travail très fastidieux pour la mise en bouteilles. Et quelques semaines plus tard je vais pouvoir épater mes copines et copains.
      OUI je suis un vieux C.., OUI je suis largué,OUI il faut vivre avec son temps, mais pour moi brasseur tu avais plus de mérite en ratant quelques brassins, qu’à réussir tes productions à l’aide d’un logiciel.
      A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

      • Je crois que tu te trompe, car si la premiere biere est “réussie” grace au logiciel, il ne devient plus qu’un outil pour perfectionner cette recette, c’est toi qui doit juger ta biere, trouver ce qu’il y a a améliorer, l’adapter à tes gouts etc… et cela le logiciel ne e fait pas à ta place

      • matthieu a dit :
        juin 27, 2014 at 4:30

        Je tiens juste à rappeler que mes posts (et ces logiciels) s’adressent principalement à des personnes qui pratiquent le brassage comme un loisir, un hobby.

        Est-ce interdit? Seules les personnes ayant suivi une formation professionnelle auraient-elle le droit de brasser en utilisant les standards scientifiques?

        Et un brasseur amateur a-t-il vraiment besoin de connaitre les formules derrière le résultat recherché et de les coucher sur le papier? Peut-être devrait-il aussi faire le calcul de tête car utiliser une calculette c’est tricher?

        J’avoue ne pas comprendre votre réaction…

        • Samir a dit :
          juin 27, 2014 at 8:40

          On parle ici de brassage maison, bien entendu qu’un logiciel ne remplace en rien la connaissance d’un maitre brasseur, de la même manière que dans mon métier tous les logiciels du monde ne remplaceront pas malgré les avancées le bon sens paysan d’un bon petit gars…

          Je suis sur le même point de vue que Matthieu et EB17, on parle ici de brassage amateur, avec nos brassins ratés, nos recettes maisons, nos discussions avec amis et connaissances dans le milieu brassicole, le logiciel ne reste qu’un outil…

          BREF…

  4. stephan a dit :
    juin 28, 2014 at 10:44

    sacré Gauger -) faut pas confondre amateur et professionnel ! et j’attends tjs que tu me dises quelles bières tu as brassées en 43 ans de bons et loyaux services

    • Gauger a dit :
      juin 29, 2014 at 9:24

      Sacré Stéphan
      24 années,Fischer Alsace, 5 années développement Heineken, Bavaroise (en Algérie) et 10 années Fischer la Réunion (Sorebra). 8 années gérant d’une distillerie (fabrication des arômes pour les bières Desperados, Kingston, Kriska, bière de Noël)).
      Toutes ces années en bons et loyaux services. En bon petit soldat,aux ordres de grands chefs.
      Et depuis en auto entrepreneur pour des brasseries de toutes tailles. Mais pour ces marques dans mes contrats figure une clause de confidentialité.
      Quand ont fait appel à moi, suite à des problèmes de qualité, rare sont les entreprises qui aiment à le faire savoir.
      Pour les détails de mon parcours tu peux jeter un coup d’œil sur Viadéo.
      Soyez rassuré je ne suis pas gaga (pas encore)
      Je ne confond pas pro et amateur pour lesquels j’ai beaucoup de respect. Je ne crache pas dans l’assiette de soupe qui me nourrit.
      Mattieu ; utiliser la calculatrice n’est pas triché. Mais cela te dispense-t-il d’apprendre les tables de multiplication?
      Des logiciels comme outils OK parfait.
      Je ne cache pas que je fais parti de l’ancienne génération. A une tablette je préfère un livre. A internet je préfère un cours avec un prof. Au logiciel de brassage je préfère rater un brassin et chercher le pourquoi de l’échec.
      On apprend souvent d’avantage d’un échec que d’une réussite.
      Mes propos étaient principalement destinés à des personnes (dont visiblement vous ne faites pas parti) qui ont la culture du résultat.
      Qui consiste à ne privilégier que le résultat,peut importe les moyens employés. Dans ma vie professionnelle j’en aie croisé des dizaines.
      Cela va bien au-delà de la fabrication de la bière.
      Je pousse le bouchon à l’extrême:
      Pourquoi apprendre aux enfants, les règles grammaticales ?
      Apprenons leurs à lire et à se servir d’un ordinateur et d’un correcteur d’orthographe.
      “Sacré Gauger toujours aussi provoc. Tu ne passeras pas aux prochains entretiens d’évaluations”.
      Vous ne pouvez pas savoir le nombre de fois que j’ai entendu cela.
      Ne pas tout prendre au premier degré. Autre philosophie de la vie. Tiens voila que je me prend pour un philosophe.
      Sacré Gauger (faudra que je le rencontre un jour)

  5. stephan a dit :
    juin 30, 2014 at 4:55

    merci pour ta réponse, c’est pas frustrant de penser que tu as travaillé tant d’années pour des brasseurs sans gout et sans saveur ? bon en meme temps c’est un taf !

  6. Gauger a dit :
    juillet 1, 2014 at 1:13

    Non aucune frustration. J’ai donné le meilleur de moi même (et je continue)
    J’ai la chance d’avoir exercer mon métier par passion. C’est bien plus qu’un simple TAF.
    Je suis même fière d’avoir fabriqué l’arôme pour la despérados. OUI on peut ne pas aimer. Dire que ce n’est plus de la bière. Mais elle se vend à plusieurs centaines de milliers d’hectolitres.
    Sur mes 20 dernières années je me suis même éclaté éclaté.
    A la Sorebra mes patrons me donnaient carte blanche.
    Les bières avaient du goût et de la saveur. La très très grande différence entre amateurs et pros, est en tant que pro tu te dois de coller aux réalités du terrain.
    C’est très réducteur de vouloir croire qu’en tant qu’amateur tu brasses des bières avec du goût et que les grandes marques ne font que des produits insipides.
    Cela fait un moment que les petits brasseurs existent pourquoi ne sur plantent-ils pas ces grandes industries brassicoles?
    Pourquoi les consommateurs ne se ruent-ils pas sur les bières artisanales?
    C’est mon coté provoc qui resurgit. Sans vouloir te vexer la meilleure bière du monde est celle qui se vend (et se consomme) le plus.
    Si toi tu as les moyens de fabriquer des bières de hautes qualités gustative. De les vendre par milliers d’hectolitres. Le résultat financier n’ayant aucune importance,tu m’en voies ravi.
    Si tu cherches un maitre brasseur que tu rémunéreras grassement, fait moi signe.
    On va encore dire que je confond tout; même pour un amateur il y a une réalité économique.

    • La meilleur biere est celle qui se vend le plus ?? pouahaha ! donc le meilleur film de tous les temps est avatar ? La plus grande chanteuse Beyoncé ? Le meilleur vin la villageoise ? Voyons, je comprends que tu défende ton point de vue et les boites pour lesquelles tu as bossées mais faut pas pousser mémé dans le houblon quoi !

    • Et c’est bien dommage que nous autres amateurs puissont en quelques après midi brasser des bieres qui sont gustativement incomparables avec ce que vous mettez des années à concevoir dans des labos à base de formules mathématiques pour répondre à un cahier des charges qui vise à contenter tout le monde sans nous brusquer. Je suis provoc aussi et je vais pas te mentir, je bois aussi de la 16 ou de la heineken, je suis étudiant j’ai pas les moyens de me payer du The Kernel ou du Mikkeler tous les week end…
      “Cela fait un moment que les petits brasseurs existent pourquoi ne sur plantent-ils pas ces grandes industries brassicoles?” J’espere que tu ne parle pas serieusement la ! Mais c’est une question de millions mon gars ! “pourquoi les petits artisans ne bottent pas le cul aux multinationnales si ce qu’ils font est si bon ???” Rolalala ben je vois pas ben ca alors c’est fou ca ne fait aucun sens !
      Et sache que plein de brasseur amateurs passent pro au sens micro brasserie et sortent des bieres fantastiques en France, Mont Saleve, Vallée du Giffre, Garrigues, La Franche… je dois continuer ? D’ailleurs un certain Mr Vasseur semble tenter de couler tout cela

  7. matthieu a dit :
    juillet 1, 2014 at 4:08

    alors gauger il faudrait savoir, tu as la culture du résultat ou non? faire une bière juste parce qu’elle se vend, c’est ça la culture du résultat non?
    haha
    je taquine!
    d’autant plus que je suis d’accord avec toi pour le coup, et qu’il n’y à pas de “bonne” ou de “mauvaise” bière.
    par contre je pense que les temps changent. par exemple ici aux US (ou je suis expatrié), depuis une vingtaine d’années les “petits” croquent de plus en plus de parts aux gros qui s’inquiètent. ce qui me réjouit! il y a une vraie culture de la bière et une très grande diversité dans la production. et je vois le même phénomène se passer en France pour les années à venir.
    alors attention!!!
    en tt cas tu as le mérite d’animer le débat, c’est bien!

  8. 1) Merci de me reconnaitre le mérite d’animer le débat.
    Sur le mois de juin j’ai recensé 32 articles.
    16 – avec 0 commentaire
    9 – avec 1 commentaire
    2 – avec 7 commentaires
    et 4 avec + de 10 commentaires
    Ah zut toujours cette culture du chiffre.
    Au fait c’était quoi le sujet de départ? Ah oui utilisation d’un logiciel de brassage.
    Et sur quoi nous débattons? Sut une véritable culture de la bière. Les petits brasseurs fabriquant des bières gustativement incomparables.
    Le phénomène US des petits qui croquent de plus en plus de parts aux gros.
    Retour sur mon Alsace natale
    1866 – 287 brasseries dont 71 rien que sur Strasbourg
    1893 – il ne reste plus 6 intra-muros de ce qu’on appellerait aujourd’hui microbrasseries.
    La révolution industrielle et la concentration est en marche.
    1969 – Je débute en brasserie comme apprenti malteur-brasseur 14 brasseries en activités, 0 microbrasserie.
    1972 Le grand méchant loup Heineken.
    OPA sur le groupe Alsacienne de brasseries. Fermeture Perle, Colmar, Phaffenhoffen, Espérence prenant le nom de Heineken. Quelques années plus tard fermeture de Mutzig.
    1996 – Heineken fait une nouvelle OPA sur Fischer – Adelshoffen. 2002 fermeture d’Adelshoffen, 2009 fermeture de Fischer.
    2008- 6 brasseries en activités et 25 microbrasseries.
    2014 plus d’une centaine de microbrasseries en Alsace. Plus de 500 en France.
    Je suppose qu’elles ont toutes l’ambition de faire des bières gustativement incomparables..
    Et pourtant la consommation de bière en Alsace continue à baisser.
    eb17
    Je ne veux en tirer aucune conclusion active. Bières fantastiques?
    On pourrai en débattre des heures durant, sur cet aspect de quelle est la meilleure bière du monde.
    Si vous voulez vivre économiquement de cette passion de la bière, vous n’échapperez à cette réalité du marché. Le seul juge est le consommateur.
    Matthieu
    Le phénomène des microbrasseries n’a rien de nouveau.Ça fait partie d’un cycle.
    1)- Début d’une microbrasserie.
    2)- Certaines vont grandir, d’autres vont fermer.
    3)- Prise de marché trop important vis à vis des gros. Le marché n’étant plus en augmentation (saturé)
    4)- OPA, fermeture, concentration.
    Cela libère de nouvelles niches et on repart sur un nouveau cycle.
    Nous sommes encore actuellement dans la phase 2 du cycle.
    Profitons, profitons nous allons tôt ou tard renter dans la phase 3.
    Pour ma part ce qui me préoccupe pour l’avenir de la bière, est que la consommation par habitant ne cesse de baisser en France et dans la monde.
    eb17 me répondra (peut_être?) que c’est la faute aux méchants brasseries industrielles qui ne font que des bières insipides.
    S’il ne fallait juste changer de qualité? Croyez moi il il un moment que les gros l’auraient fait.
    Bon je ne veux pas vous souler. Nous ne sommes pas d’accord sur mon analyse? Pas grave. Rendez vous pour un prochain débat sur un autre sujet.
    Quand je me chamaillais avec mes frangins,ma maman me disait toujours, que c’est le plus intelligent qui renonçait a continuer de débattre. C’était un signe de maturité.
    A 61 ans je rentre tous doucement dans la maturité

  9. Benoit 1664. a dit :
    juillet 2, 2014 at 1:29

    Amen.

  10. stephan a dit :
    juillet 7, 2014 at 7:43

    Gauger je te rejoins sur 2 points :
    – j’ai toujours eu du mal à comprendre comment certains pouvaient mettre dans leur top bière une mousse qu’ils n’avaient bue qu’une fois et qu’ils ne seraient pas près de reboire ! Pour moi, la meilleure bière c’est celle qui est à mon goute et surtout que je peux trouver je ne dirais pas facilement mais que je peux trouver en me démerdant un peu !
    – sur la saturation des micro brasseries en France alors là je te rejoins encore plus ! J’hallucine quand je vois le nombre et encore plus le copier coller de la gamme avec toujours les IPA, APA, Stouts etcc les mots magiques qui font vendre. En bon financier, je me dis qu’une fois le fonds de roulement épuisé et les charges sociales qui vont tomber la 2e ou 3e années d’ici qq temps va y avoir du matériel à racheter ! Je ne souhaite pas la mort des micros brasseries mais je m’interroge juste sur les débouchées économiques et sur la viabilité de ces entreprises et bien sur j’espère me tromper

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